Le choc psychologique subi par une salariée lors d’une réunion durant laquelle des reproches lui sont faits peut constituer un accident du travail.
La Cour de cassation, dans un arrêt du 19 novembre 2025, a refusé de valider la position de la Cour d’appel qui avait rejeté l’accident du travail.
Au cours de la réunion, le management de la salariée avait été remis en cause ainsi que ses aptitudes à gérer des conflits.
La Cour d’appel avait estimé que le conseil d’administration « n’avait fait qu’user de son pouvoir de direction en lui donnant des directives et en portant des appréciations sur son travail ».
Cependant, la Haute Cour a jugé qu’il avait bien été constaté que « la salariée avait subi un choc psychologique lors de la réunion du 24 avril 2015, au cours de laquelle son management avait été mis en cause, dans un contexte social tendu en raison de la mise en place de primes et lors de laquelle un des administrateurs présents avait émis des critiques sur sa capacité à gérer un conflit ».
Il en résultait donc que « l’accident litigieux, survenu au temps et sur le lieu de travail, était présumé revêtir un caractère professionnel« .